Robot de piscine : hydraulique, à pression ou électrique ?
Trois familles de robots coexistent, et elles ne répondent pas au
même besoin. Le bon choix dépend moins du budget que de la forme du bassin, de son
environnement et de ce que vous acceptez de faire vous-même.
Les trois familles
| Hydraulique (aspiration) | À pression (surpresseur) | Électrique |
| Principe | Se branche sur le skimmer ou la prise balai et utilise
l'aspiration de la pompe | Alimenté par un surpresseur, il refoule l'eau et
propulse les débris dans son propre sac | Autonome, son moteur et son filtre sont
intégrés |
| Filtre les débris | Vers le filtre de la piscine | Dans son sac |
Dans sa cartouche interne |
| Parois et ligne d'eau | Rarement | Partiellement | Oui sur la
plupart des modèles |
| Impact sur la filtration | Charge le filtre, contre-lavages plus
fréquents | Nécessite un surpresseur dédié | Aucun |
| Entretien | Très simple | Vidage du sac | Rinçage de la
cartouche après chaque cycle |
Ce qui doit guider le choix
- La nature des débris. Des aiguilles de pin et du sable fin
colmatent un filtre à sable en quelques passages : un robot électrique, qui garde les
débris chez lui, évite de transformer votre filtration en aspirateur.
- La forme du bassin. Fond plat, pente composée, escalier roman,
angles arrondis : tous les robots ne savent pas tout traiter. C'est le premier critère de
compatibilité, avant la marque.
- Le revêtement. Les brosses et chenilles diffèrent selon qu'on
travaille sur liner, carrelage ou coque — un robot mal chaussé patine ou marque.
- La taille du bassin, qui conditionne la longueur de câble et la
durée des cycles.
- Le poids. On sort un robot de l'eau très souvent. Au-delà de
quelques kilos, un chariot ou une remontée facilitée n'est pas un gadget.
Les pannes que nous voyons le plus
- Il n'avance plus ou tourne en rond : courroie cassée, brosses usées,
chenille détendue, ou moteur de traction en cause.
- Il n'aspire plus : cartouche saturée, hélice bloquée par un corps
étranger, turbine usée.
- Il ne monte plus aux parois : brosses lisses par usure, ou perte
d'adhérence par encrassement.
- Plus rien ne s'allume : transformateur ou carte électronique — c'est
le cas où la réparation mérite un diagnostic avant toute décision.
Beaucoup de ces pannes se réparent : brosses, courroies, hélices et cartouches sont
des pièces d'usure. Nous prenons les robots en atelier dans nos deux magasins, et nous
disons franchement quand une réparation n'a plus de sens face au remplacement.
Prolonger sa durée de vie
Trois gestes suffisent : rincer la cartouche ou le sac à l'eau claire après
chaque cycle, ne pas laisser le robot en permanence dans l'eau — il subit le
traitement en continu et ses joints vieillissent —, et le stocker à l'ombre, câble déroulé
sans torsion. Un câble vrillé finit toujours par lâcher au niveau du presse-étoupe.
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Questions fréquentes
- Faut-il laisser le robot dans la piscine ?
- Non. Entre deux cycles, sortez-le et laissez-le s'égoutter à l'ombre. Une exposition permanente à l'eau traitée use prématurément les joints, les brosses et le câble.
- Un robot dispense-t-il de passer l'épuisette ?
- Pas totalement. Les feuilles flottantes se ramassent avant qu'elles ne coulent : une fois au fond, elles chargent le robot et se décomposent. L'épuisette reste le geste quotidien le plus rentable.
- Mon robot laisse des traces sur le liner, est-ce normal ?
- Non. Cela vient généralement de brosses inadaptées au revêtement ou d'un gravier coincé dans une chenille. À vérifier rapidement, avant que la marque ne devienne définitive.